Papa, Maman, la Bonne et Moi

PAPA, MAMAN, LA BONNE ET MOI

Cet atelier a pour objectif de mettre en évidence les différents modes d’organisation, et de construction d’un groupe qu’il soit de travail ou privé et de comprendre les enjeux qui s’y jouent, les valeurs qui y progressent dans leur nature et leur force pour apporter les modifications nécessaires à l’équilibre du groupe, de ses individus afin d’atteindre dans de meilleures conditions l’objectif qu’il s’est fixé et permettre d’atteindre sa réalisation.

Il consiste à mettre en perspective :
– l’organisation psychoaffective du groupe de travail
– les relations
– les demandes
– les enjeux

 

papamaman

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Une grille de compréhension qui fait intervenir quatre personnages : Papa, Maman, la bonne et moi, est développée dans le temps d’un travail en groupe pour définir les personnages dans leurs statuts, rôles et fonctions afin de situer les enjeux, risques et désirs.

PAPA :
C’est la loi, la mise en ordre, l’autorité, la régularité sur laquelle va venir s’appuyer le désir de l’enfant pour lui permettre de quitter une position trop centrée sur lui-même ou trop fusionnelle avec sa mère. Mais c’est, aussi le rival, ou l’être à conquérir.
MAMAN :
C’est la sécurité, le réconfort, la restauration de la confiance. Maman, dans le temps, c’est la continuité, l’illusion de l’éternelle présence.
LA BONNE :
C’est le sujet qui peut tout faire et en l’occurrence il fait tout ce que les autres ne veulent surtout pas faire. Il peut être esclave et le plus souvent est ignoré ou négligé ; ce qui lui donne par ailleurs accès à des informations, comme l’enfant aussi, qu’on ne voit pas toujours.
MOI :
C’est l’enfant qui cherche à conserver l’illusion qu’il peut être satisfait tout le temps et immédiatement et dont l’univers est centré sur ses besoins exclusivement. C’est aussi, sur un mode adulte, la personne vécue comme un système en évolution et cherchant à s’accomplir selon les différentes modalités de son expérience de vie.

Chacune de ces 4 positions comporte un pôle positif, un pôle négatif et un point de neutralité, ou d’équilibre relatif. C’est l’interaction de ces quatre « personnages » qui va constituer les jeux de pouvoir, de réciprocité, de compréhension… que l’on va mettre en évidence dans le travail, et que l’on retrouve nécessairement dans tout système puisqu’ils existent dès les premières relations de l’un à l’autre.

 

Ce qui est mis en évidence :

Les modalités de travail différentes en fonction de la personnalité.
Cette question amène à envisager l’autre comme différent de soi : car même si l’autre a les mêmes attributions professionnelles que moi, il va les envisager à partir de sa propre expérience et de sa propre personnalité; c’est à dire, forcément différemment de moi. Je ne peux donc pas m’attendre à ce qu’il ou elle réponde comme moi; et je dois même m’attendre à ce que les réponses qu’il ou elle va déployer soient différentes, plus ou moins de celles que moi j’aurais pu envisager.
C’est donc aussi la tolérance et la liberté d’action accordée à l’autre qui vont être pointées: est-ce que je vois le monde selon mon seul horizon? ou m’est-il possible d’imaginer que d’autres horizons existent parce que d’autres personnes existent?
Automatiquement, le premier « souci » va être celui de sa propre définition et reconnaissance à partir des catégories définies plus haut. D’où la nécessité d’introduire dans son travail, un temps de recherche appliquée à soi.

Le problème de la communication
Deux éléments sont ici en jeu:
– est-ce que je veux communiquer : ce qui renvoie immédiatement à l’intention et au positionnement par rapport à l’autre. Il est entendu que communiquer ne veut pas dire « tout dire de soi, ou tout dire sur l’autre » mais transmettre et partager les informations, les connaissances utiles ou nécessaires dans le contexte.
– comment est-ce que j’accueille ce qui m’est transmis ? En effet, dans toute communication il y a forcément deux points : un émetteur et un récepteur (qui peuvent s’échanger l’une ou l’autre de ces places ou dans le meilleur des cas assurer les deux).
Ce « comment est-ce que j’accueille ? » dépend tout à la fois de ma position à l’égard de moi-même, de celle que je peux avoir à l’égard de l’autre et bien sûr aussi des circonstances, des évènements, du contexte…dont je suis plus ou moins conscient(e).

Les valeurs *à soi ou *collectives
Dans les deux cas, il existe deux positions précises qui peuvent être d’ailleurs concurrentes, complémentaires et/ou se renforcer sur un mode positif ou négatif.
Ces deux positions tiennent au caractère conscient et volontaire du registre auquel il est fait référence, et donc implicitement à la connaissance de soi.
Les questions vont être du type :
Sur quels critères je m’appuie ?
D’où me viennent ces notions : quand, comment, par qui les ai-je apprises ?
Sont-elles conformes ou compatibles avec celles de la société ou de l’entreprise… dans laquelle je les applique ?
Correspondent-elles à un choix de ma part, ou suis-je seulement un exécutant docile et soumis ?

L’équilibre
C’est l’objectif global qui doit être atteint au terme d’une compréhension plus fine des positions :
– dans la vie
– dans le travail
– dans la personne même.
Ces trois points découlent automatiquement du positionnement réalisé par rapport aux questions précédentes; ils vont s’articuler sur les notions de « désir », « mort », »amour »…

 

Cet atelier s’adresse plus particulièrement à des groupes institutionnels ou d’entreprises désireux de faire évoluer leurs connaissances personnelles et l’esprit d’équipe.