Rites de Passage

CRÉATION DE RITES DE PASSAGE ET RITES SOCIAUX

 

Comment, dans nos sociétés dites modernes, passons-nous les étapes successives de notre destinée ? Comment se fait la transmission entre les générations ? Comment nous séparons-nous de nos morts ?
Une des fonctions des religions était d’offrir un soutien lors des étapes de passage qui scandent le cycle de la vie : naissance, adolescence, mariage, mort en proposant à la fois une structure de séparation et une représentation de la temporalité humaine et de l’au-delà remplaçant les rituels d’initiation codifiés des sociétés traditionnelles; L’homme d’aujourd’hui est, dorénavant, supposé trouver en lui-même les ressources pour franchir les épreuves de sa vie.

 

Et si l’époque moderne a totalement oublié ces temps, véritables « portes » de franchissement à partir d’un ancien état vers une nouvelle dimension de l’être, les comportements de substitution ne cessent d’être mis en place, en particulier chez les jeunes (consommation de drogues, raves party, tatouages et scarifications… ) montrant qu’il existe une rémanence de la fonction psychologique des rituels; fonction qui ne reste en fait qu’au niveau de la sensorialité, qui ne « plane » que sur la surface de l’être induisant la plupart du temps des souffrances, ne renvoyant à aucune Loi, à aucun Sens mais seulement à des effets de mode, et ne conduisant à aucune mutation ontologique mais seulement à des transformations physiques superficielles. En étant expérimentées sans références, ces conduites à risques ne procurent qu’un soulagement passager, soulagement qui induit un besoin de répétition et laisse l’adolescent tout comme l’adulte sur un sentiment d’échec.

 

 

rites

« La porte d’accès véritable est celle de l’initiation, rite de passage qui ouvre progressivement sur l’invisible, mais aussi approche stratégique de cette ivresse chassée de notre espace culturel. »  Pierre-Yves Albrecht – extrait de la revue Alliance n° 14 -Trouver la bonne ivresse.

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Derrière ces actes se cachent une irrépressible envie d’expérimenter, une volonté de devenir un autre, un désir d’être « trans-porté » c’est à dire véritablement accompagné vers un nouvel état d’être.
Toutes ces conduites à risques  trouvent leur origine et leur légitimité dans les antiques rites de passage que l’on retrouve dans l’ensemble des populations du monde. Un rituel c’est, pour ces peuples, un chemin de transformation balisé par des plus anciens pour permettre aux plus jeunes d’accéder par des « épreuves » au sentiment d’adéquation à son groupe d’origine mais aussi à celui, plus profond, de participation à une Unité plus grande (qui, dans bien des cas, donne accès à une Connaissance). Les symboles, les métaphores, le langage, le silence, les gestes… vont servir de support à une transformation qui est comparable à une nouvelle naissance.

L’initiation c’est passer du profane au sacré, du visible à l’invisible, d’un état de conscience à un autre état de conscience, d’une position sensible et concrète à une position spirituelle. Il s’agit en fait de se laisser « inter-peler » (selon l’expression de Jean-François Vézina) pour pénétrer jusqu’à la nature de son propre coeur. Et ce, afin d’acquérir des connaissances pourvoyeuses de sens et de signification.

Structurés comme les rites initiatiques,
– les rituels peuvent se décliner selon les âges ; ils sont alors rites de passage : à 5, 7, 14 et 21 ans …
– ils peuvent aussi correspondre à des évènements importants de la vie: mariage, naissance, deuils…

Dans tous les cas il est possible de « construire » une structure signifiante qui facilitera une « rencontre » intégrative source de modifications profondes.

Chaque situation étant spécifique je vous propose de prendre contact afin de définir vos besoins et vos attentes.